Mai 2009 : Paul Polman plaide pour un moratoire mondial sur la déforestation
Unilever prend la parole lors du sommet mondial sur le climat de Copenhague
Discours lors du sommet sur le changement climatique
Paul Polman a réclamé le soutien des gouvernements en faveur d’un moratoire sur la déforestation de la forêt équatoriale.
Dans un discours lors du World Business Summit à Copenhague, le lundi 25 mai 2009, le CEO d’Unilever a décrit cette étape comme étant « une mesure cruciale dans l’approche du changement climatique ».
A l’occasion de cet événement réunissant les leaders politiques et industriels du monde entier, Paul Polman a souligné que la destruction mondiale de la forêt équatoriale générait environ 20% des gaz à effets de serre, soit plus que l’ensemble du secteur des transports.
Collaboration pour une huile de palme durable
L’industrie de l’huile de palme est l’une des principales causes de la déforestation en Asie du Sud-Est, et notamment en Indonésie. En tant qu’acheteur majeur d’huile de palme, Unilever a participé à la création de la Table Ronde sur l’Huile de Palme durable (RSPO), dont elle est actuellement la présidente.
Lors du sommet sur le climat, Paul Polman a déclaré qu’une collaboration plus étroite permettrait d’atteindre de meilleurs résultats : « Nous pensons que nous sommes arrivés à un point où nous pourrions réaliser de grands progrès, si le gouvernement et les entreprises collaboraient efficacement pour résoudre le problème de la déforestation. »
Dans son discours, Paul Polman a déclaré que l’industrie des produits de consommation devait faire pression sur les producteurs par le biais de la RSPO et en leur signalant clairement ses intentions d’acheter, dans la mesure du possible, de l’huile de palme durable certifiée. En novembre 2008, Unilever achetait son huile de palme dans le premier lot à recevoir officiellement l’appellation « durable ».
Paul Polman a lancé un appel aux gouvernements occidentaux et d’Asie du Sud-Est pour qu’ils s’accordent sur les mécanismes de financement et leur mise en œuvre afin d’encourager les pays concernés à protéger leur forêt équatoriale.
L’impact d’Unilever sur le changement climatique
Paul Polman a ensuite promis d’examiner avec soin et de limiter l’impact d’Unilever sur le changement climatique tout au long de la chaîne de valeur. Une décision qui implique bien plus que le simple contrôle des gaz à effet de serre émis par les activités de transport et le matériel de production d’Unilever. L’initiative couvre également la mesure de l’impact de l’achat de matières premières et de l’utilisation par le consommateur.
« Nous devons focaliser notre attention là où l’impact est le plus important et là où nous pouvons faire la différence. Ce ne sera pas simple, mais nous ne pouvons laisser passer la moindre chance de réaliser des progrès, » a conclu Paul Polman.
Sommet mondial sur le changement climatique
Plus de 500 leaders du monde de l’entreprise se sont rassemblés lors du sommet mondial sur le changement climatique. Cette rencontre est considérée comme une étape clé vers le sommet de décembre à Copenhague, lors duquel les leaders de gouvernement tenteront de parvenir à un accord sur le Protocole de Kyoto de l’ONU.

