Novembre 2008 : Unilever achète son premier lot d’huile de palme certifiée durable

Unilever a acquis de l’huile de palme appartenant au premier lot à avoir jamais bénéficié de la certification ‘durable’.

S’engager dans la durabilité

Lors d’une cérémonie organisée à Rotterdam le 11 novembre, Unilever s’est jointe à d’autres partenaires réunis dans la Table Ronde sur l’Huile de Palme durable (RSPO) pour réceptionner la première livraison d’huile de palme certifiée de production durable.

En tant que présidente du RSPO, Unilever considère cette initiative comme un pas important vers l’accomplissement d’un objectif plus ambitieux et annoncé publiquement, à savoir l’achat de 100% d’huile de palme durable d’ici à 2015.

Nils van Dam, SVP, Spreads and Dressings, Europe, a accepté la livraison au nom d’Unilever.

Il s’est adressé en ces termes aux médias, aux ONG et aux partenaires du RSPO réunis pour l’occasion : « Il est très important pour nous d’acheter de l’huile de palme auprès de sources durables et nous savons aussi que c’est ce que veut le consommateur. C’est pourquoi nous avons – en collaboration avec d’autres – contribué à créer le RSPO. »

Jan Kees Vis, Director for Sustainable Agriculture d’Unilever, est le président du RSPO. Il a décrit l’arrivée du premier contingent d’huile de palme certifiée durable en Europe comme « un pas modeste, mais ô combien important » vers une amélioration de la durabilité dans le secteur de l’huile de palme.

Transparence et crédibilité, deux critères essentiels

Le jour même de l’arrivée de l’huile de palme, Greenpeace a publié un rapport indiquant que le fournisseur du premier lot d’huile de palme certifiée, United Plantations, avait violé les principes de durabilité du RSPO à un autre endroit.

Des inspecteurs sont déjà sur le terrain en Indonésie afin de vérifier ces allégations. United Plantations a depuis lors publié un démenti formel, dans lequel elle affirme pouvoir prouver que ces allégations sont infondées, et qu’elle continuerait à collaborer pleinement avec le RSPO.

Jan Kees déclare que cette enquête complémentaire, et sa bonne gestion, sont essentielles pour préserver la crédibilité du RSPO :

« Il est vital que des institutions comme Greenpeace puissent mettre le processus en cause à chaque échelon. Nous allons mettre tout en œuvre pour remédier aux choses qui ne sont pas encore au point… Mais à l’instar de tout processus naissant, le RSPO évoluera et se renforcera avec le temps. »

Une culture du changement

Fort de 250 membres, le RSPO couvre actuellement la moitié du marché de l’huile de palme. Mais d’après Gavin Neath, SVP, Global Communications, l’attention accrue que les médias portent aux problèmes de déforestation nécessite une vigilance accrue dans le chef d’Unilever. « Il est essentiel que nous puissions retracer le cycle de vie complet de nos matières premières. Nous travaillons donc avec nos fournisseurs, par des discussions et des audits, afin de nous assurer qu’ils se conforment à nos normes. »

Les prochains grands développements en matière d’huile de palme devraient être discutés dans le courant de ce mois, lors de la Table Ronde sur l’Huile de Palme durable à Bali. Plusieurs résolutions seront mises au vote qui viendront conforter les objectifs généraux d’Unilever et de ses partenaires dans la prévention d’une déforestation due à la production d’huile de palme.